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Il y a un an quasiment jour pour jour, le Gouvernement décidait un confinement généralisé sur l’ensemble du territoire. Un an plus tard, même si l’ensemble du territoire national est soumis à un couvre-feu, on ne parle plus de confinement national mais de « mesures territorialisées ». Et le ministre de la santé ne nous rassure pas en déclarant que « les semaines devant nous seront difficiles, la vague monte ». Concernant nos organisations, fini les agences ouvertes rideaux fermés comme nous avons pu le connaître en mars 2020. Le mot d’ordre général est « l’ouverture de toutes nos agences » afin d’assurer au mieux notre rôle d’Opérateur d’Importance Vitale.

Dans le même temps, le gouvernement demande aux Entreprises d’accentuer le télétravail chaque fois que l’activité le permet. Si la plupart des entités de la Branche a joué le jeu sur les métiers des sites, la mise en place du télétravail dans les Agences est beaucoup plus complexe. Pourtant, certaines Caisses régionales ont réussi à organiser des rotations parmi les collègues, permettant ainsi la mise en place de plages de télétravail. D’autres n’ont pas fait d’efforts et ont été rappelées à l’ordre par les Inspections du travail concernées. Certains diront que c’est la faute des Syndicats. Nous pensons de notre côté que c’est plutôt la faute de certains Dirigeants qui freinent des quatre fers pour mettre en place le travail à domicile contraint.

Nous rappelons que l’organisation en cours n’a rien à voir avec le télétravail, qui en temps normal ne peut être imposé aux salariés. Nos entreprises ne pourront pas revenir en arrière et devront avancer dans les négociations. Toutes les Entités de la branche devront négocier des accords de télétravail, puisque la Branche Crédit Agricole s’y refuse. Nous savons désormais que c’est techniquement possible. Il s’agira simplement de quantifier les jours de télétravail possibles, en fonction des métiers et des activités exercées.

La continuité d’activité à domicile risque donc de perdurer encore plusieurs semaines et continuera à impacter fortement nos organisations.

Malgré ces conditions de travail dégradées, les 70000 salariés de la Branche Crédit Agricole la subissent depuis plus d’un an pour permettre aux Caisses régionales de continuer à servir leurs territoires. Cela n’aurait pas été possible sans l’engagement sans faille des femmes et des hommes de notre belle Entreprise.

Le SNECA estime que cet engagement doit à un moment donné être reconnu et valorisé, pas simplement à travers des mots. Le premier Ministre vient d’annoncer la possibilité pour les entreprises de récompenser les femmes et les hommes qui sont restés au service de la société depuis maintenant plus d’un an.

Le SNECA ne comprendrait pas que la Branche Crédit Agricole ne profite pas de cette opportunité pour reconnaître l’engagement des salariés tout au long de cette crise, qui est loin d’être finie.

Nous l’avons fait savoir à nos Dirigeants.

Nous attendons une réponse.